Quand le cœur empoisonne la raison, et que s’élève une obscure passion,
On devient fragile, on devient errant, on voudrait fuir tout en restant.
Dans
ce vertige amer, lent et maudit,
La rose saigne… et s’égare dans la poussière.
𝑳𝒂 𝑹𝒐𝒔𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍’𝑬𝒎𝒑𝒚𝒓𝒆́𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝑳𝒂𝒓𝒎𝒆𝒔
Dans le crépuscule astral, elle vacille,
Un pas vers l’auréole, un pas vers l’ombre,
Son cœur, palimpseste de feu et de glace,
Se déchire entre l’abîme et l’azur insondable.
Elle portait l’amour comme un encens fragile,
Ignorant que la flamme ravagerait ses racines séraphiques,
Et dans ses pétales d’opale, tremblants de fureur et de peine,
Chaque larme devient un éclat d’éther cristallin.
Vertige thaumaturgique et cruel,
Un souffle d’obsidienne la désarme,
Elle tangue, s’égare, s’abandonne,
Rose exilée dans l’Empyrée des Larmes.
Même blessée, même consumée,
Elle garde la lumière au sein de ses épines,
Et sous le firmament baroque et chancelant,
Sa douleur devient fleur… et liturgie des cieux.
Copyright Veronique B -Tous droits
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Ses larmes sèchent sous l’éclat des étoiles, mais son
cœur fragile continue
De murmurer aux vents éternels.


























