♾️Le Mythe de Chélone
Nymphe des montagnes et des grottes
Lorsque Jupiter (Zeus) et Junon (Héra) célébrèrent leurs noces,
Mercure (Hermès) fut chargé d’inviter dieux, hommes et animaux à la fête sacrée.
Mais Chélone était restée seule chez elle pour manifester le mépris que lui inspirait
ce mariage. Quand Mercure s'en aperçut,
il la jeta dans un cours d'eau et la transforma en tortue.
Dans les ravins brumeux, sa chevelure s’égare,
L' Oréade passe, couronne de lune.
Un rire d’eau s’éveille au frisson de ses doigts,
Le granit devient chair sous ses lèvres de mousse.
Elle offre au voyageur l’ivresse des cimes,
Étreinte invisible, tendre et originelle.
Ode à Chélone, Oréade des Montagnes
Là-haut, où l’air s’enflamme au faîte des abîmes,
Règne Chélone, au front de granit, sœur des cimes.
Nymphe au farouche éclat, fille des froids hivers,
Ton haleine embrasée ébranle les hivers.
Un dieu, jadis courroux, voulut pour ton offense
T’enchaîner sous le joug d’une lente existence ;
Mais ton pas souverain, défiant son arrêt,
Fend l’espace et le temps qu’aucun sort ne saurait.
Les gradins immortels gardent tes songes sombres,
Les vallons pleins d’échos frémissent de tes ombres.
Ton verbe, en flots sacrés, s’épanche aux cascades,
Et l’univers s’incline à tes gestes nomades.
Qui monte à ton séjour sent frémir le rocher
Et l’âme du sommet vient à la sienne attacher.
Quand l’ombre, aux cieux profonds, des astres se couronne,
Ton spectre hiératique au firmament résonne.
Ô Chélone, témoin des siècles et des dieux,
Conserve à nos esprits ton souvenir pieux ;
Fais luire au front des monts ton éclat séculaire,
Sœur des brumes, gardienne et des pierres et de l’air.
D’un soupir tu féconds la source des torrents
Et la nuit sous ton œil ne sommeille à nul temps.
Copyright Veronique B -Tous droits
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🌿Elle féconde
les sources d’un simple soupir.
La montagne n’est jamais seule : elle veille.🌿
꧁Sous les
brumes célestes rosées,
fais aux âmes ce que ton cœur aimerait recevoir꧂































