Quand l’automne nous enlace
L’automne se
dresse comme un temple aux voiles d’ambre.
Les corps s’y cherchent comme des pèlerins, cherchant
l’éclat des crépuscules.
Chaque geste, chaque frisson, se transforme en prière
secrète offerte aux saisons.
Ainsi, l’amour et l’automne se fondent en un seul
souffle,
Braise et rosée mêlées sous le ciel d’opale.
Sous les arcanes d’ambre où s’assoupit le jour,
Je m’avance vers toi, pèlerin de ta lumière,
Dans l’allée de brumes où les feuilles, hiéroglyphes,
Tracent des prières aux confins du silence.
Ta nuque, sanctuaire, respire un encens de rosée,
Et mes lèvres, dévotes, s’y attardent en offrande,
Comme si chaque baiser était un rite secret
Capable d’ouvrir les portes du crépuscule.
Tes mains sont des oracles qui lisent sur ma peau,
Chaque frisson y devient un psaume d’équinoxe,
Et nos corps, deux stèles en miroir, se répondent
Dans l’alchimie lente des souffles enlacés.
Alors l’automne, grand prêtre des saisons,
Déroule ses tentures d’opaline et de cendre,
Et sous ce dais d’étoiles et de brume en procession,
Nous devenons rosées, braise, constellation,
Offrant à la nuit notre tendresse infinie.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
🍂🍁L’automne nous consacre dans son temple de brume,
Et nos souffles deviennent l’encens qui monte vers le
ciel.
Ton amour et moi, deux astres d’ambre,
Traçons dans la nuit des orbes de feu jusqu’à l’ivresse des étoiles.🍁🍂
Sous le ciel du cinéma s’éteint une étoile,
Robert Redford, éclat d’or, sourire d’horizon.
Que les vents des Rocheuses portent ton nom,
Et que l’aube garde ton regard éternel.













































