𝓐𝓵𝓬𝓸̂𝓿𝓮 𝓭'𝓾𝓷 𝓐𝓭𝓲𝓮𝓾
Ô toi,
Funambule des promesses trop belles,
Tu as traversé mon ciel
Comme une comète tiède
Aux traînes d’illusions.
Tu venais déposer ta tendresse
Sur mes pétales encore clos,
Comme une rosée fragile
Qui prétend nourrir
Alors qu’elle brûle en silence.
Je suis cette rose des brumes
célestes,
Née dans les hauteurs diaphanes,
Épanouie loin des mains avides,
Bercée par les vents d’azur
Et la lumière des astres lointains.
J’ai laissé ton souffle
frôler ma corolle,
J’ai cru à la douceur de ton printemps,
J’ai entrouvert mes parfums
À l’éclat trompeur
De ton soleil passager.
Mais sous la caresse
Se cachait le froid des saisons multiples,
Car ton cœur n’avait pas de jardin,
Seulement des terres errantes
Où tu sèmes sans jamais veiller.
Va mendier tes élans de
tendresse
Comme tu l’as toujours fait,
Butineur sans racines,
Aux prairies sans serment
Et aux fleurs sans mémoire.
Tout ce que nous avons vécu
N’était qu’un mirage suspendu
Dans les brumes du matin,
Un reflet tremblant
À la surface d’un ciel incertain.
Car quand on aime une rose,
On ne disperse pas son eau
Sur d’autres pétales.
On ne partage pas sa lumière
Entre mille horizons.
Moi, Rose des brumes célestes,
Blessée mais droite dans le vent,
Je referme mes pétales
À la nuit des cœurs infidèles.
Sous mes épines veille encore
Une dignité d’étoile.
Et de ma sève meurtrie
Je ferai naître
Un parfum que tu ne mérites plus.
Copyright Veronique B -Tous droits
réservés
Avec le temps — je ne sais quand —
Quand les larmes auront cessé
D’éroder mes forces
Et de trembler dans mes veines
Comme une pluie trop lourde pour mon ciel,
Quand ma santé ne ploiera plus
Sous le sel discret de mes nuits,
Quand mon souffle retrouvera
La douceur simple d’un matin sans peine,
Alors je viendrai.
Je viendrai sans fracas,
Avec des pas apaisés,
Le cœur moins fragile,
Les yeux lavés de l’orage.
Je ne sais ni le jour ni
l’heure,
Mais je sais que le temps,
Patient artisan,
Recoudra mes failles invisibles.
Merci pour votre
compréhension,
Pour ce silence respectueux
Qui n’exige ni promesse
Ni preuve de force.
Un jour — quand je serai prête —
Je viendrai.



bonjour une bonne apres midi ensoleille a ce soir bisous de nous deux
RépondreSupprimerT'EN A ASSEZ D'ENCAISSER? OK!!!ON COMPREND !!!!
RépondreSupprimerMAIS ABANDONNER CA NONNNNNNNNNN !!!! PAS DAC AVEC TOI!!!!
je n'abandonne rien Dan.... mais oui effectivement j'en ai assez d'encaisser :(
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